Bleu méditerranée...

Mis à jour : 21 janv. 2019


Si Barcelone est l'une des destinations les plus prisées de la péninsule ibérique en Catalogne, sa province voisine Gérone, qui partage ses Pyrénées avec le Languedoc-Roussillon et une ligne ferroviaire avec Perpignan en France, offre des perspectives aussi vastes que variées aux vacanciers de tous bords : familles, couples, sportifs confirmés ou occasionnels y trouvent assurément leur compte. Une des étapes phares de sa région de l'Alt Emporda est Empuriabrava où j'ai vécu plus d'un trimestre et que nous avons quitté définitivement pour cette saison fin octobre 2016. Jusqu'alors, je n'avais jamais entendu parlé de cette petite ville d'Espagne.

Dépendant de la commune de Castellò d'Empùries, cœur historique où se tenait la 9ième Route des arts (Lire ici), la marina d'Empuriabrava est parfois surnommée «la petite Venise espagnole». Les transactions immobilières y sont courantes et le mètre linéaire en bord de canal permettant d'amarrer un bateau au pied même de sa villa se dispute à prix d'or... On y croise des plaisanciers majoritairement européens venus profiter de plus de 30 kilomètres de canaux maritimes mais aussi jeter l'ancre plus loin, dans l'une des nombreuses criques granitiques de la Baie des Roses. Les clubs de plongée y prospèrent sans difficultés. Le village côtier de l'Estartit et la réserve naturelle des îles inhabitées de Medes abritent une flore et une faune marines exceptionnelles pour les amoureux de la discipline. Le Cap de Creus est également recommandé pour la diversité de ses sites sous-marins.

Peu de temps après mon arrivée en juillet dernier, nous avions pour notre part loué une vedette, de marque américaine, 21 pieds, poussée par un 220CV – parfaite pour notre groupe de 6 personnes.

9H30 : direction une petite crique située entre Roses et Cadaquès où, quelques jours auparavant, l'un de nous a repéré une épave rêvée pour accueillir une session d'apnée libre. Matthieu, doté de son niveau 2, est naturellement sollicité pour une remise en condition et nous rappeler les techniques de respirations et principes de sécurité enseignées par l'instructeur AIDA Yoram Zekri. C'est parti pour une petite heure d'exploration du vaisseau situé entre 10 et 15 mètres de profondeur... pour les garçons. Car moi j'ai oublié ma ceinture de plomb chez mon amie Eva à Tahiti et, il faut bien me l'avouer, la perspective de m'immerger en un lieu inconnu même à moins de 10 mètres sans avoir pratiqué depuis ma formation d'initiation m’angoisse un peu. C'est au fil des quelques sessions suivantes que je retrouverais progressivement cette sensation de bien-être total : agrippée à un rocher pour contempler du dessous la lumière mouvante qui perce la surface, même à moins de 10 mètres de profondeur, c'est magique !

Sur cette côte, le paysage est superbe ! Les oliviers côtoient les pins et quelques rares eucalyptus communs (Gommiers bleus) originaires d'Australie. Les étendues de végétation sèche, majoritairement du maquis, parcourent des falaises majestueuses, blanchies par le soleil. Ici, le camaïeu de la mer Méditerranée rivalise sans difficulté avec la couleur de nos lagons polynésiens : limpide, elle se pare de tonalités bleu turquoise, vert émeraude et aigue-marine au gré d'un ressac régulier et doux invitant à la baignade... Bien qu'en été, la combinaison intégrale n'est pas de trop, j'ai finalement privilégié la balade Palmes – Masque – Tuba, vêtue d'un simple maillot de bain : l'océan à cette température est un vivifiant naturel à nul autre pareil pour la peau et la circulation sanguine !

La lumière du soleil rasant est superbe en fin de journée. La mer plus au large, froissée par quelques clapotis générés par la tramontane persistante, nous autorise une session de wake board... niveau débutant... just for fun!

Chaque sortie à la rencontre de l'océan est différente. Autres amis, autres escales dans de petites criques désertées, autres activités... et toujours autant de plaisir à contempler la côte, la mer... Le bleu d'Espagne...

Happy time with friends...