Des châteaux et des ailes...

Mis à jour : 21 janv 2019


Ce n'est pas parce que l'on se retrouve « dans le fin fond » du Nord de la France qu'il n'y a rien à découvrir ;-). Au contraire ! Bien souvent, ces régions que d'aucuns considèrent – à tort – reculées, ont été le théâtre d'événements marquants de l'Histoire. Aussi, ai-je résidé voici quelques jours au château de la Motte-au-Bois devenu en 1962 l'Institut Aéronautique Amaury de La Grange (IAAG), du nom de son dernier propriétaire, politicien et aviateur français qui fut également président de la FAI. (Fédération aéronautique Internationale).


Un château millénaire...

Transformée en 1962 en établissement de formations théoriques de pilotes de ligne et pour techniciens de maintenance aéronautique, cette bâtisse édifiée au 11e siècle, partiellement détruite puis reconstruite au 17e siècle, a été le refuge ou la résidence de comtes, seigneurs, archevêque, ducs et duchesses... et lié l'histoire des communes voisines, voire de la Grande-Bretagne et de la Belgique.

Tuiles et ardoises, briques rouges et pierres blondes constituent un ensemble architectural faisant en partie écho à l'église Saint-Thomas-de-Cantorbery située à l'entrée. On s'attarde naturellement sur les impacts de balles visibles sur la façade principale donnant sur le lac, vestiges probables de la Grande Guerre durant laquelle le château a fait office de quartier général du Commonwealth. Hélas, je n'ai pas eu le temps d'arpenter ses combles, ni ses caves dont la visite est vivement recommandée. Dites m'en des nouvelles si vous y passez !

Puisque la thématique de ce court séjour était aéronautique, une soirée récréative au Jet Fighter Expérience s'imposait naturellement.

Ouvert au public en septembre dernier sur l'initiative d'un ancien personnel navigant d'Air France, Jet Fighter Expérience offre aux pilotes confirmés mais aussi aux novices, comme moi, une expérience de pilotage virtuel aux commandes d'avions de chasse et depuis peu d'un hélicoptère de type Gazelle. A essayer absolument!

Moi, pilote de Mirage 2000.

Le centre, situé à Lestrem à 15 minutes au sud de l'IAAG, abrite quatre simulateurs de vol transportables montés sur vérins hydrauliques, ajoutant à l'hyperréalisme de l'expérience. Vêtue d'une tenue de pilote, histoire de jouer le jeu jusqu'au bout, mon masque de réalité virtuelle sur le nez, c'était comme si j'y étais. Mais l'assurance que j'avais acquise durant la navigation, guidée par la voix calme du moniteur Michael, a été balayée par un premier atterrissage raté (j'ai piqué du nez), et un second finish sur un décrochage spectaculaire (une vitesse trop faible couplée à un cabrage excessif) ! Etrangement, la session de voltige aérienne, réalisée au Centre Polynésien de Perfectionnement au Pilotage (C33P) il y a deux ans ne m'avait pas laissé cette impression désagréable de tournis. Au contraire ! J'avais « kiffé grave » si vous m'accordez l'expression. Certainement aussi parce qu'aux commandes de l'Extra 200, il s'agissait d'un pilote instructeur confirmé et que le vol était cette fois-là bien réel !

En tous les cas, ces deux premières sessions de pilotage virtuel (d'une durée de 15mn chacune) m'ont laissé l'envie d'y revenir, plus sérieusement... et ce soir-là m'avaient ouvert l'appétit pour un diner convivial avec des élèves de l'IAAG !

Hazebrouck à 5 km de Morbecque est la ville vers laquelle on se tourne plus facilement pour trouver de quoi faire à proximité mais je lui ai préféré Saint-Omer. A 20 minutes de voiture plus au nord, elle semble offrir un choix plus large de bars, de brasseries et restaurants gastronomiques pour tous les goûts, ou pour diner entre amis ou en amoureux... La balade sur les canaux de Bruges en Belgique, à 1h20 de Morbecque, ce sera pour une autre fois.

#Voyage #France #Aviation #château #culture