La Vendée, hors-saison.

Dernière mise à jour : 21 janv. 2019


Il y a encore deux semaines, j’étais en Vendée. Je me souviens mon père me décrivant ce département comme l’un des plus charmants de France, particulièrement sa côte Atlantique. Il faut dire que la course nautique du Vendée Globe participe largement à la notoriété des Pays de la Loire. A cette époque de l’année, le port des Sables d’Olonne, point de départ de la prestigieuse course de voiliers, devient alors pour quelques jours le centre névralgique des amateurs et professionnels de la discipline.

De son côté, la Vendée Va’a est le rendez-vous qui connecte pour ainsi dire nos îles polynésiennes à cette région française. Si elle est pour le moment moins médiatique que le Vendée Globe, la Vendée Va’a vaut pourtant le détour depuis que sa première édition a vu le jour en 2010. Comme le Vendée Globe, la Vendée va'a en est à sa 8ème édition. Elle a l’avantage d‘être désormais programmée entre les mois de Mai et Juin, un peu avant l’été, une saison idéale pour les sportifs comme pour les supporters : ni trop froide, ni trop chaude. Avec désormais près de 20 équipes en lice, venues majoritairement de France et composées de métropolitains, polynésiens de coeur, et en partie de souche pour certaines, la Vendée Va'a se veut la réplique de la Hawaiki Nui Va’a, la plus belle course de pirogues qui a lieu chaque année en Polynésie française et qui rallie les îles sous le vent de Raiatea, Taha’a Huahine et Bora Bora.


Sables d'Olonne, plage du Remblai, Vendée

Cela faisait 4 ans, que l’équipe Air Tahiti Nui, du nom de la compagnie aérienne internationale de la Polynésie française, partenaire majeur de l’événement vendéen, représentait à elle seule Tahiti et ses îles. Débuté le 24 Mai dernier, l’édition 2017 a été enrichie de la participation de nouvelles équipes tahitiennes avec Hono’Ura et Team Raiatea qui ont toutes deux réalisé de superbes performances. La team de l'île sacrée s'est particulièrement démarquée en se plaçant devant la compagnie à la Tiare Tahiti, gagné la deuxième étape et challengé jusqu'au bout l’équipe hexagonale La Méduse, qui décroche le titre suprême cette année encore. Cette huitième édition marque une ouverture à l’international avec la participation nouvelle également de 3 vaillantes équipes brésiliennes.


Départ du Vendée Globe, 2016

Sur le départ pour Tahiti, je n’ai pas pu participer à ses festivités sportives mais toutefois eu le temps de profiter auparavant de certains attraits de la région. Voici donc quelques unes de mes escales vendéennes.

Escale 1: Plage du Remblai et quartier insolite de l’île Penotte, Les Sables d’Olonne.

Aux Sables d'Olonne, si vous ne participez à aucune des courses à la voile ou à la rame, vous pouvez toujours entamer une simple balade sur la plage le long du Remblai, profiter de ses bistrots - sur ses promenades, Lafargue et Clémenceau, ou à même la plage - de ses nombreuses crêperies et de son coucher de soleil. C'est ce que nous avons fait. L’air marin n’a pas son pareil pour éveiller le corps et l’esprit, et vous donner un bon coup de fouet. Après cela, vous trouverez, au croisement de la Rue des Bains et de la Rue des Corderies, le quartier de l’île Penotte. Là, vous verrez que l’art urbain ne se résume pas qu’aux oeuvres réalisées à la bombe ou aux gros feutres car en effet, les murs de ce petit quartier insolite accueillent des fresques de coquillages qui rendent hommage à la mer. Comme à Orgosolo, en Sardaigne, les façades du quartiers semblent s’enrichir au fil des ans ; un travail d’artistes pour la plupart inconnus que vous pourrez apprécier en une balade de 20 minutes.

Escale 2 : En Famille, les animaux de la Place Napoléon, La Roche Sur Yon

La place Napoléon est un peu le coeur de cette petite ville vendéenne à 30 mn des Sables d’Olonne. Agrémentée d’un kiosque qui rappelle celui de notre Tahua Vaiete à Papeete, la Place Nap’ - c’est ainsi que ses habitués la désignent - accueille non pas des roulottes (Food truck) comme à Vaiete, mais la grande verrière du 18 B, restaurant permanent celui-là, dont l'architecture oscille entre style industriel et serre de jardin monumentale. On peut profiter de sa carte de type bistro, simplement y prendre un café ou encore y entamer la soirée par un apéritif.

Mais la particularité de cette place est ailleurs. Elle accueille, dans ses petits lacs artificiels, sur ses rochers installés de part et d’autre et sous les palmiers de son jardin planté, nombres d’animaux sauvages : Ibis, flamands roses, hippopotame, crocodile, dromadaire, crapauds géants, avec lesquels enfants et parents peuvent jouer… Ne craignez rien, ceux-ci sont mécaniques, créés par François Delarozière de la compagnie La Machine, le même à l'origine des automates géants du renommé projet de l'Ile de Nantes. A partir de tableaux de bord, les amateurs peuvent articuler les animaux à distance. Certains jours, il faut faire la queue avant de pouvoir y accéder mais les badauds sont habituellement raisonnables et libèrent aisément la place une fois tous les rouages de la machinerie testés.

Escale 3 : L’apéro Sunset à la Case d’Elo, La Tranche sur Mer

Je suis sûre que vous accepterez de prendre un verre à la Case d’Elo. La Case d’Elo a la particularité de rappeler les cabanes de fortune de notre enfance. Avec ses chaises et ses tables basses de récupération en bois ou en rotin vieillis, son comptoir poli taillé dans la longueur d'un tronc d’arbre installé face à la mer, ou sa mini terrasse abritée tant bien que mal, on s’attarde sans difficulté dans cette fragile bicoque perdue sur une vaste étendue de sable beige qui disparait sous la marée.