Toulouse avant Noël...

Mis à jour : 21 janv 2019



Escale 1 : Un salon de thé pour démarrer la journée

Passer un moment avec ma fille, étudiante, et lui donner RDV au Petit Magre, un salon de thé que l'on nous promet "cosy et à l'anglaise" et surtout ouvert dès 9h00 ; être déçues de nous retrouver devant portes closes. C'était peut-être le mauvais jour... Nous rabattre sur La Perlette, 300 mètres plus loin, ouvert 30 minutes plus tard. Cette fois, c'est pour de vrai ! Découvrir un décor moins engagé mais ouaté, suffisant pour nous donner envie de nous y attarder, enfoncées dans des fauteuils de velours, autour de guéridons. Choisir un thé aux épices pour accompagner, une tartelette à la framboise et aux éclats de pistaches pour ma fille, et pour moi un éclair Banofee... pensées pour l'un de mes frères qui en est friand. Là, nous raconter nos dernières aventures ( moi découvrant Dubai, elle découvrant Toulouse) et recevoir mon cadeau de Noël avant l'heure : un calepin à la couverture en cuir, tout désigné pour accueillir mes récits et croquis de voyages.


Escale 2 : Les marchés pour les gourmands et gourmets

Imaginer la préparation d'un bon repas ou seulement l'envie de picorer à tout instant, en ouvrant le réfrigérateur de l'appart'hotel où je loge, un produit frais des terroirs français. Pour ce faire, nous rendre au marché Saint-Cyprien, le seul resté principalement dans son état d'origine avec ses halles et sa structure métallique du XIX siècle. De petite surface, on y trouve pléthore de fruits, légumes, viandes, charcuteries et fromages d'artisans. Pour le contraste, aller ensuite au Marché Victor Hugo, moderne et le plus grand de la ville rose. Bientôt 13 h : trouver l'un des escaliers dissimulés dans les coins du marché et monter à l'étage. Là, découvrir des restaurants "secrets" ouverts dès 11h, accessibles en enfilade par une allée commune ; d'un coté les cuisines, de l'autre la salle à manger et les menus présentés sur de grandes ardoises murales. Cassoulet, magret, tartare... Si vous commandez des huitres, le patron ira les "pêcher" juste en bas, directement chez l'écailler.


Escale 3 : Panorama sur les toits du centre-ville.

Si vous êtes venu en voiture et que vous vous êtes garé sur le parking à ciel ouvert qu'offre le marché Victor Hugo, attardez-vous un instant. Portez votre regard au delà des voitures : ici des tuiles vieillies de terre cuite, là des briques roses ou blanches marquées par le temps, un peu partout des toits d'ardoises... Une verrière, puis au loin le clocher de la basilique Saint Sernin... L'après-midi alors que le soleil décline, les contrastes et les couleurs sont un régal pour les amateurs de photos et d'architecture ou pour quiconque saura profiter d'une vue unique à 360 ° sur la ville.


Escale 4 : Un marché de Noël, place du Capitole.

Ce n'est pas le marché de Strasbourg mais la balade vaut le détour. Pour tout dire, une seule journée ne suffit pas vraiment pour apprécier les produits de chaque stand à leur juste valeur. Ouvert pour un mois jusqu'au 25 décembre en 2016, il a ravi ma fille qui y a fait toutes ses emplettes de fin d'année, ou presque ! Bien sûr il y avait des bijoux et des vêtement de créateurs locaux et du monde, mais notre préférence allait invariablement vers les fromages fermiers proposés accompagnés d'une compotée de cerises noires, le saucisson de canard, le Panettone italien, les épices ou le vin chaud parfumé à l'orange et à la cannelle. Forcément, cela s'est terminé en soirée apéro dans un chaleureux "petit" appartement d'étudiants.


Escale 5 : Halte artistique obligatoire, les Abattoirs

La première fois que j'y ai mis les pieds, c'était en 2008, avec mon frère, ma belle-soeur et mon neveu. Une escale désormais obligatoire. Le musée d'Art Moderne et Contemporain de Toulouse inauguré en 2000, anciens abattoirs de la ville, est devenu un incontournable où expositions temporaires se succèdent. Parmi les 5 qui étaient en cours lors de notre passage, c'est l'oeuvre de l'artiste minimaliste français Raphaël Zarka, "riding modern art" qui a retenu notre attention, particulièrement l'installation mêlant ses sculptures géométriques complexes à la frise murale de photographies noir et blanc, témoins sur plusieurs années des prouesses de skateurs free ride évoluant sur des sculptures des capitales du monde entier. Plus conventionnelle, l'exposition Cadence)s au premier étage, mêlant installations, textiles et peintures, était d'une efficacité esthétique et visuelle indiscutable, explorant formes géométriques, réalisations chromatiques et décoratives qui rythment les cultures et jalonnent l'humanité.


Escale 6 : Une soirée place Wilson.

Le programme est classique, il n'en est pas moins sympathique. A Toulouse, le choix de salles de cinéma est varié mais j'ai bien compris qu'il valait mieux que j'opte pour le Gaumont, Place Wilson, pour visionner "Sully". Conseil d'étudiants oblige ;-). Et puis quoi de mieux que de terminer la soirée autour d'une table conviviale ? Direction Chez Huguette où j'ai englouti un boudin à la poire et du pain perdu maison à tomber par terre. La fin de soirée dans une rhumerie réputée de la ville, ce sera pour une prochaine fois.

Bon à savoir :

Deux lignes de métro A et B ( ou jaune et rouge) connectées aux lignes T1 et T2 du Tram s'ajoutent à un réseau de bus bien développé et vous permettent de rayonner dans le centre-ville et à la périphérie. En service de 5h du matin à minuit, ils circulent jusqu'à 3 h du matin les weekends. Le Noctambus entre 01h et 4h du matin desservent la plupart des Universités. www.tisseo.fr .

Pour découvrir la ville sous forme sportive et ludique, optez pour les rally urbains proposé par l'agence de loisir Granhota. http://www.granhota.fr . En compagnie de 3 étudiants un dimanche matin, je me suis bien amusée!

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